C'est le soir. L'heure du repos bien mérité est arrivée et on se dit qu'il serait agréable de faire un dernier petit tour au jardin, sans outil, juste pour l'admirer.
Chez nous, cela débute par un appel: "Allez, les chats! On va se promener au jardin."
Alors, Surcouf et Charlie abandonnent leur occupation, qui consistait le plus souvent à ronfler sur le canapé, pour nous emboîter le pas et sortir avec nous.
Et c'est parti pour la petite promenade rituelle.
Il y a des scènes à observer de près, comme la première floraison des nouveaux iris.
Un iris de Californie acheté l'an dernier à Andel et nommé "Cap à l'Ouest". Il apprécie des hivers humides et des étés secs. Tout à fait le cas dans mon jardin!
Iris Giddy
Celui-ci, j'ai déjà perdu son nom!
Garnet slipers
Il y a des scènes à admirer de loin, lorsque la perspective fait apparaître des associations qui se répondent bien.
Lorsque le niveau baisse en raison de la sécheresse, ça devient un peu acrobatique.
Depuis cette photo, il a plu à verse et la mare déborde, pour notre plus grande joie!
Ils ont un autre rituel, dont je ne vous montrerai pas la photo, qui se termine en grattant vigoureusement la terre, et qui me fait pester car cela s'effectue bien sûr dans les dernières plantations effectuées.
Je vais en revanche vous montrer comment je m'y prends pour empêcher les chevreuils de mutiler certaines plantes. Quelques tiges de berberis glissées parmi les branches d'hydrangea quercifolia les tiennent à distance.
J'ai adopté la même méthode pour protéger un choysia dont je m'étonnais qu'il ne produise aucune jeune pousse, un parrotia persica, un hydrangea dont les feuilles sorties durant le jour disparaissaient durant la nuit, etc...
Malheureusement, je ne peux tout protéger de cette façon, et je me fais souvent "doubler" par les chevreuils.
Continuons la promenade.
Je m'amuse un peu avec les fleurs du pin mugo, qu'il suffit de secouer pour que leur pollen se répande alentour.
Je trouve très mignonne cette scène du jardin blanc avec une centaurée "Clementeii", des stachys lanata, un eleagnus angustifolia "Quicksilver" et de l'aspérule odorante
et très réussie aussi cette association d'un corokia "frosted chocolate", d'une benoîte, et de l'érable japonais "Sengo Kaku".
Enfin, quand on n'est pas complètement absorbé par le travail des massifs, on découvre de bonnes surprises, comme la réapparition d'un begonia grandis, rustique au moins jusqu'à -15°, et que je n'avais plus vu depuis l'automne dernier. Je pensais qu'à défaut du froid, la sécheresse lui avait été fatal.
Réapparition plus étonnante encore des amsonias plantés en automne 2015 et jamais vus depuis. Jugez de mon étonnement en voyant des pousses vigoureuses surgir du sol!
Encore une bonne surprise: l'épimedium "Lilafee" porté disparu sans avoir eu le temps de fleurir qui tente une résurrection,un peu timide, certes. Il va falloir que je le bichonne!
Charlie la curieuse batifole sur le talus qui borde le jardin et se tâte: "Je grimpe... Je ne grimpe pas... Qu'y a-t-il là-haut?"
Ah! Que j'aime ces promenades du soir entièrement consacrées au plaisir d'admirer les plantes et d'observer les jeux des chats!




