samedi 1 janvier 2022

2022 !

 Kenavo 2021, avec ses événements heureux ou malheureux, voici 2022 qui prend la relève.

Sera-t-elle meilleure . . .  plus simple à vivre . . . ?

C'est en tout cas ce que je vous souhaite, et tout particulièrement, puisque tel est l'objet de ce blog, beaucoup de joies et de satisfactions dans vos jardins.



vendredi 3 décembre 2021

MARIAGE FLEURI

Il n'a pas échappé à certains d'entre vous que nous avons eu la joie de célébrer le mariage de notre fils, à la fin du mois d'octobre.

Si par respect pour leur vie privée je ne veux pas publier de photos des jeunes mariés (et pourtant, comme ils étaient beaux!), je vais quand même vous raconter les heurs et malheurs du fleurissement de la noce.

Pour un mariage en cette saison tardive, je leur avais proposé de planter au jardin des dahlias en abondance. Ils ont fait leur choix sur le site de Promesses de Fleurs et j'ai passé commande selon leurs désirs. 

Les tubercules sont arrivés vers la mi-mars et je les ai soigneusement plantés individuellement dans des pots en serre froide, pour les faire démarrer à l'abri des limaces. Sur 57 plants (et oui, quand on aime, on ne compte pas), une demi-douzaine n'a pas émis de pousse; mais les autres ont vaillamment démarré au fil des semaines.

La mise en pleine terre, au cours du weekend de Pentecôte, a été le début des soucis, car la tempête s'est levée pendant que je faisais mes trous. Catastrophée, je voyais déjà en imagination les tiges fragiles brisées sous les assauts du vent. Je me suis battue plusieurs heures avec les tuteurs, la ficelle, et les pousses élancées et maigrelettes, élevage en serre oblige, mais au lendemain il n'y avait pas trop de dégâts.

Et j'ai pu faire un compte-rendu de plantation aux futurs époux avec ces photos:

Tout ça semblait bien parti. Hélas ! Trois fois hélas ! C'était compter sans les campagnols terrestres, aussi appelés rats-taupiers. 
Ils se sont bien régalés avec les tubercules et je pouvais voir les tiges flétrir et se dessécher au fil du temps.
Pour finir, seuls quatre ou cinq plants ont eu des fleurs! Elles étaient magnifiques et cela m'a donné d'autant plus de regret pour les autres.
Deux semaines avant la date, j'ai envoyé aux fiancés des photos de tout ce que j'avais de disponible au jardin, même si ce n'était pas les dahlias qu'ils avaient choisis. Les fleurs leur ont plu, et j'ai fait une razzia chez les asters et chrysanthèmes, diplomatiquement rebaptisés "marguerites d'automne".
Le jour où je suis partie, ma p'tite C3 ressemblait à une camionnette de fleuriste, avec toutes les fleurs citées, plus des dizaines et des dizaines de graminées cueillies depuis des semaines, de longues tiges de lierre et quelques bouquets généreusement offerts par une amie qui m'a prise en pitié.
Les grands-parents de la mariée avaient aussi dévalisé leur jardin, apportant entre autres de magnifiques têtes d'hortensias séchées.
Et voilà ce que ça a donné:
Les troncs de bouleaux issus d'arbres abattus par les tempêtes dans le bois derrière chez moi sont venus dans le coffre du break pour donner un air rustique à la cérémonie.

Finalement, après avoir redouté de n'avoir pas de fleurs pour la décoration, nous nous sommes retrouvés avec des bouquets à profusion qui ont enchanté les invités.

La tempête et la pluie me tiennent éloignée du jardin. C'était l'occasion pour partager avec vous un peu de ces jours de noce.

BON WEEKEND !

mercredi 17 novembre 2021

FLEURS DE NOVEMBRE

 Le temps se gâte; les pluies sont de plus en plus fréquentes et froides. 

Pour autant, les fleurs n'ont pas dit leur dernier mot et jouent les prolongations.

Il y a les sauges, bien sûr, qui ont encore quelques bouquets à épanouir.

Les asters japonais, plus tardifs que les noviae angliae , et ignorant superbement les soucis d'oïdium qui accablent certains de leurs congénères, permettent aux papillons et abeilles de se restaurer.

Et surtout, c'est le moment où on va pouvoir enfin admirer les saxifrages qui se sont faits discrets tout le reste de l'année.

Il y a Beni Tsukasa, dont la photo rend bien mal le rouge sombre et velouté. Je l'ai installé pour pouvoir le contempler dans un grand pot, en compagnie d'un hêtre que je tente de bonsaïfier et d'un cotula hispida dont le joli coussin gris s'étend de manière vigoureuse.

Le blanc Shiragiku prend son temps et arrive après les autres, mais ça valait bien le coup d'attendre!

Quant à celui-ci, j'ai stupidement perdu son nom. Il tient compagnie à Shiragiku sur une table juste devant la fenêtre de la cuisine. Ainsi je peux en profiter toutes les fois que je suis à l'intérieur.


Ce petit tour des fleurs tardives ne peut se terminer sans mentionner mon cher prunus subbhirtella automnalis, dont la floraison accompagne le changement de couleur du feuillage.



Sur ce, je vous quitte.
J'ai des trous à faire pour de nouvelles plantations!

Bonne semaine au jardin!




mardi 19 octobre 2021

Chrysanthèmes

Quand je pense que pour beaucoup les chrysanthèmes sont des fleurs de cimetière! 

Dans mon jardin ils sont les bienvenus et même de précieux ornements d'automne, sans compter qu'ils fournissent du nectar aux butineurs en fin de saison.

J'ai réparti un peu partout dans les massifs les plus florifères et prolifiques d'entre eux, ceux qui montraient déjà de nouvelles pousses dans le pot où ils étaient mis en vente.

Vous vous passerez de leur nom car je l'ignore. Place aux fleurs !

C'est parti pour de nombreuses semaines de floraison !
Et vous, les avez-vous adoptés dans vos massifs?

BON JARDINAGE !


jeudi 30 septembre 2021

LUMIERE D'AUTOMNE

 Pas très assidue sur son blog, la jardinière. Je le confesse, mais c'est pour de bonnes raisons : la naissance de notre deuxième petit-fils, les fiançailles puis le mariage qui s'approche pour notre deuxième fils ont bien occupé le terrain estival.

De plus, les animations et festivités de toutes sortes en Bretagne n'étant plus ce qu'elles étaient (fichu Covid ! ) nous avons décidé de voir du pays. Nos pérégrinations nous ont emportés en Baie de Somme, puis dans le sud-ouest (Albi, Cahors …) et dans les Alpes autour de Saint Gervais les Bains. 

Bon, tout ça, c'est fini. Retour au jardin pour admirer l'arrivée de l'automne où les rois sont comme d'habitude à cette époque les asters.

Je n'ai pas tous les noms, mais ça ne m'empêche pas de les apprécier.

Les abeilles et les papillons aussi les apprécient. Nous n'avions guère vu de papillons cet été, mais avec l'arrière-saison les voici tous qui rappliquent : paon du jour, robert le diable, tortue …  
Même la toute simple et mal-aimée piéride me ravit lorsqu'elle volète sur les sédums.
Les cosmos font une apparition remarquée au moment où beaucoup de fleurs se calment.

Voici pêle-mêle Little Carlow, au bleu magnifique et dont le nuage attire tous les regards.
Je trouve qu'il se marie très bien au physocarpus Amber Queen
Coombe Fishacre va bientôt être rejoint par un chrysanthème aux innombrables pompons rose foncé.
Celui-ci est d'un blanc pur et a trouvé sa place au jardin blanc bien sûr.
Un autre blanc, mais je préfère les fleurs simples qui conviennent mieux aux butineurs.
Les asters japonais débutent à peine mais c'est le feu d'artifice chez les persicaires.
Celle-ci est nouvelle-venue et vient de prendre la place d'un camelia parti dans un coin plus ombragé. Son feuillage d'automne promet un beau flamboiement.

BON WEEKEND AU JARDIN!


 




samedi 1 mai 2021

ACCORD PARFAIT 

On a tous au jardin de petites scènes qui nous plaisent particulièrement, des couleurs qui chantent à l'unisson, des ambiances qui procurent un bonheur simple et complet.
Je vous en présente quelques unes qui sont mon plaisir en ce moment.
Le cornus "Eddie's White Wonder" commence le lent déploiement de ses bractées, si belles dans la lumière de fin d'après-midi.
De crème, elles vont devenir blanc pur et éclairer les fleurs énormes du rhododendron "Monarch Horizon".
Chaque printemps, les jeunes pousses de la spirée "Goldflame" se marient au jaune acide des euphorbes amygdaloïdes.
Cette scène, je l'ai créée après avoir admiré sur un magazine une photo de magnolia en fleurs au-dessus d'un parterre de jacinthes des bois. Le magnolia peine à prospérer, mais les iris de Californie que j'ai ajoutés font ma joie par leur vigueur et leur floribondité. Je suis de plus assez fière de les posséder car ils sont peu connus.
Et je termine pour aujourd'hui avec cette heuchère récemment plantée, achetée à une des rares fêtes des plantes ayant eu lieu ces derniers mois: "Bloody Dinausor". Je l'ai installée sous le cotinus "Grace" tout simplement parce qu'il y avait de la place! Voyez le résultat:

Et dire qu'en hiver il m'arrive de croire que je ne vais pas retrouver le même plaisir que les autres années dans mon jardin! En ce moment, j'y passe des heures enchanteresses et ne cesse de courir partout en m'émerveillant.

Emerveillez-vous aussi, et bon dimanche!