jeudi 30 juin 2016

UN MASSIF JAPONISANT

Souvenez-vous, c'était il y a... longtemps!
Je vous montrais dans cet article l'endroit où nous avions supprimé une haie de lauriers-cerises, et vous faisais part de mon intention d'y installer un petit jardin de style "un peu japonais".
Un peu japonais en effet, car un véritable jardin japonais est assez complexe, répond à des règles précises et à une vision philosophique.
Le mien évoquera ces jardins-là par le choix des végétaux et la prédominace des feuillages sur les fleurs.
J'y ai déjà installé en vedette l'acer japonicum "Emerald Lace" offert par ma mère et qui attendait sagement dans son pot depuis un an.


Autour de lui ont pris place des hostas, des saxifrages,
Une tiarella,
Une tolmie, dite "la poule et ses poussins en raison de sa faculté de se reproduire en émettant de petites feuilles par-dessus les siennes propres, et que l'on peut détacher et repiquer.
Une fougère: athyrium niponicum "Metallica"
Un Hosta dont le nom s'est perdu dans mon déménagement
... Le même en plan large! Les limaces s'en étaient occupées, mais je me suis occupée des limaces et il a fait depuis plein de nouvelles feuilles.
J'ai créé une petite "rivière" de joubarbes et autres crassulacées, m'inspirant de ce que j'avais admiré dans un jardin visité.
Il y a encore beaucoup de travail, et le sol ingrat et dur à cet endroit me donne du mal, mais petit à petit ça avance et ça commence à ressembler à ce que je souhaitais. Un camellia "High Fragrance" a trouvé sa place en avant du massif, pour pouvoir mettre le nez dans ses fleurs parfumées au passage.
Beaucoup de monde attend toujours dans des pots!
J'ai installé également mon aeonium Schwarzkopf en pleine terre, au risque qu'il gèle en cas de coup de froid trop vif, mais il était devenu vraiment trop à l'étroit dans son pot et ne se développait plus.
Je l'ai entouré de graminées de diverses couleurs et divers ports, et j'ai installé en retrait, un peu plus à l'ombre, des fougères (blechnum "Volcano aux jeunes frondes rougeâtres et un athyrium otophorum "Okanum", nervures foncées et feuillage pâle et lumineux  ) et un autre érable japonais, nettement plus petit qu'Emerald Lace, mais très joli également: Little Princess.
Voilà où j'en suis. La suite de la réalisation dans quelques semaines... ou quelques mois, car en été la terre est dure, et puis il y a tant de choses à faire dans notre belle Bretagne!

Bonne semaine au jardin! 

mardi 24 mai 2016

ÉTONNEZ-MOI, BENOÎTES...

Le printemps est revenu nous rendre une petite visite ces jours-ci, et quand je dis "le printemps", on est plus proche de l'été. Ciel bleu, soleil, chaleur, jardinage en 
t-shirt. Tous les ingrédients des belles journées sont rassemblés.
Le festival des fleurs est bien lancé maintenant, et je vais vous présenter mes petites benoîtes, que j'aime tout particulièrement pour la beauté de leurs coloris et la longue durée de leur floraison.
Celle que voici est un peu à part: c'est la première que j'aie plantée au jardin et j'ignore son nom. Sa couleur éclatante m'avait plu sur les rayons de la jardinerie (moi qui d’ordinaire n'aime pas trop le rouge...) et je l'ai choisie alors que je ne savais même pas ce qu'est une benoîte. Elle a de longues tiges qui portent haut les fleurs au-dessus du feuillage, ce qui la distingue de ses sœurs.
Voici encore une inconnue. Peut-être la simple benoîte des ruisseaux?
Elle est nettement plus discrète que les autres, avec ses fleurs simples dont la couleur se cache timidement derrière les sépales. Ça ne l'empêche pas d'être toute mignonne.
Et maintenant, une vedette des catalogues de plantes: Maï- Taï. Ses grandes fleurs abondantes et sa couleur vive ne passent pas inaperçues. Elle forme une touffe dense d'où jaillissent des fleurs un peu froufroutantes couleur mangue.
Enfin, la dernière arrivée au jardin est Alabama Slammer. Très florifère également, elle se distingue de Maï Taï par un coloris plus jaune à l'épanouissement, se teintant d'orange et d'ocre à mesure que la fleur vieillit.
Allez, on change de genre et on laisse les vivaces pour s'intéresser à un arbuste: la viorne "Mariesii" est dans ses plus beaux atours en ce moment, et je ne cesse de la photographier sous toutes les coutures: 
Classiquement, de face:

De dos:

En contre-plongée:


 En association avec le brunnera Jack Frost 

Vue en plongée  style robe de mariée
 Au loin dans une trouée à travers bouleau et berberis
Ah! Ma jolie viorne, que je te trouve belle!








vendredi 20 mai 2016

POMMIERS ROSE ET BLANC

Voici un petit bout de temps que malgré la saison propice je ne parle pas beaucoup de mon jardin. La faute à deux weekends qui m'en ont tenue éloignée.
Le premier fut un weekend mère-filles à Paris, à l'occasion des 80 ans de ma mère. Pour l'occasion, ma sœur et moi l'avons fait courir dans tous les sens, de Montmartre au canal Saint Martin en passant par le Trocadero, et encore je ne vous dis pas tout.
Ces journées bien remplies furent suivies par un weekend de copains dans les gorges du Tarn et sur les Causses.

Durant  ces trois jours, je n'ai pas oublié d'admirer la flore locale, si différente de celle à laquelle je suis habituée, et qui m'a posé bien des colles pour l'identification.
J'ai bien reconnu l'anémone pulsatille, l'ornithogale, l'orchidée, l'érable de Montpellier et l'hellébore fétide,
mais qui sont ces belles inconnues? Si mes copinautes habituées des collines calcaires ont des idées....
Après ces jolies digressions, je suis revenue à mon jardin breton, dans lequel la floraison des pommiers avait explosé en mon absence. La chanson ne disait pas vrai: les cerisiers ne sont pas roses et les pommiers ne sont pas blancs; c'est exactement le contraire et les fleurs de pommier passent du rose vif de leurs boutons à un blanc nacré et nuancé de rose au cours de leur épanouissement.
Voici le verger presque dans son ensemble, vu de l'étage:
 D'un peu plus près...
Encore plus près...

Et pour finir en gros plan.

 Un verger en fleurs, c'est magnifique, mais en plus, c'est pour les gourmands une promesse de fruits délicieux. Je songe déjà au plaisir que nous aurons à nous régaler de nos pommes sans le moindre traitement. Tartes, compotes, gâteau yaourt aux pommes (qui est le morceau de bravoure de Patrick aux fourneaux) vont égayer nos goûters tout l'automne et tout l'hiver, sans oublier la dégustation des pommes crues. 
Pour un peu, j'aurais presque hâte d'être en septembre!
 BON WEEKEND AU JARDIN! 


jeudi 28 avril 2016

L'ATTENTE

Des semaines qu'il joue au chat et à la souris avec nous et qu'il nous sert une douche écossaise dans la plus pure tradition. 
Tantôt le chaud, tantôt  (souvent!) le froid.
La végétation s'est mise en mode pause et pratiquement plus rien ne bouge au jardin.
Heureusement, les costaudes sont là: les indigènes que rien ne rebute, et elles assurent. Grâce à elles le jardin a quand même revêtu ses atours printaniers.
Le merisier, arrivé là par la grâce des noyaux semés au petit bonheur la chance par les merles, est en pleine floraison.

 Les prunelliers, si abondants dans nos haies, sont inondés de petites étoiles qui éclatent le long des branches telles des feux d'artifices qui auraient oublié d'être éphémères. 
 Ces fleurettes sont des promesses de fruits qui alimenteront les oiseaux la mauvaise saison revenue.
Je suis un peu mauvaise langue, car les massifs me rendent les soins apportés lors de la plantation. Voici les narcisses les plus tardifs: Acropolis. Ils sont magnifiques et accompagnent la véronique (Hebe diosmifolia) et le genet "La Coquette".
Pour les floraisons de plein été et d'automne, les dahlias sont incontournables, ce qui ne m'a pas empêchée de les oublier les années précédentes. Il faut dire que j'ai eu quelques déboires avec des plants qui ne sont jamais sortis, la faute aux limace sans doute qui se régalent des jeunes pousses au fur et à mesure qu'elles émergent.
Cette année, j'ai décidé de préparer les tubercules en les faisant démarrer en pots, dans la serre. Je les installerai à leur emplacement définitif lorsque les tiges seront un peu fortes et bien parties.
J'espère que grâce à cette astuce j'aurai de belles photos à vous montrer d'ici la fin de l'été.

BONNE FIN DE SEMAINE AU JARDIN!



mardi 12 avril 2016

LE JARDIN EN GRAND

Aujourd’hui, c'était le printemps, presque l'été.
Douceur, chaleur même, soleil, ciel bleu, absence de vent (si, si! je vous jure!).
Que fait-on dans ces cas-là?
On sort la tondeuse!
J'ai expédié relativement rapidement le devant de la maison et le verger, au prix de multiples acrobaties autour des pommiers, quand il ne fallait pas carrément poursuivre la tondeuse à genoux sous les branches. Je vous laisse imaginer le spectacle...
Enfin, je n'y ai pas passé plus d'une heure et je constate que la tonte est de plus en plus vite terminée, signe que les massifs grignotent l'herbe d'année en année.
Et puis je suis passée au jardin de derrière, le plus grand, le plus récent aussi puisque ce n'était qu'un champ labouré il y a six ans de cela.
Je n'ai pas l'habitude de montrer des vues générales du jardin car il n'est pas assez développé selon moi pour que ça vaille le coup, mais aujourd'hui, ta ta taaaa! roulements de tambour, vous allez avoir droit à la Grande Perspective!
Cette partie du jardin est un grand rectangle dont je serais bien incapable de vous donner les dimensions car je suis nulle à l'évaluation des distances, mais ça doit représenter environ 2000 m². Lorsqu'il a fallu créer une structure pour lui, j'ai imaginé une grande diagonale qui démarrerait à l'angle par lequel on pénètre dans le jardin et partirait tout droit jusqu'à l'angle opposé. Oui, je sais, c'est justement la définition d'une diagonale, vous auriez pu le dire vous-même.
Après mon passage motorisé, elle était très nettement dessinée, car je n'ai tondu qu'elle, laissant l'herbe mi-haute de part et d'autre.
Vue depuis l'entrée du backyard:
 On avance un peu
 Encore un peu...
Encore un peu... Je suis désolée de prendre mon temps comme ça, mais c'est que je ne me lasse pas d'admirer tout ce vert. J'adore l'effet de l'allée tondue.
 Un peu plus loin encore, on arrive au muret de pierres qui marque à peu près le milieu du jardin.

Recto...
... verso.
Et pour terminer on change de coin et nous voici dans la zone que je trouve la plus réussie: le massif aux bouleaux. Je l'adore en toutes saisons grâce aux troncs, aux feuillages, aux bruyères. En ce moment, ce sont la spirée Goldflame et les euphorbes qui assurent le spectacle.
Ah! Quelle belle journée!
Quand je pense que demain risque de ressembler à ça, j'ai déjà hâte d'y être.



Bonne semaine au jardin!

vendredi 8 avril 2016

FEU D'ARTIFICE

Les couleurs éclatent un peu partout en gerbes lumineuses. Ce n'est pas encore le 14 juillet, mais il y a déjà de quoi s'écrier


OH! La belle rouge! 
bruyère, libertia, heuchère
OH! la belle blanche!
Prunus Kojo No Maï, ciste, prunus glandulosa sinensis
OH! La belle jaune!
Aeonium Schwarzkopf, euphorbe Ascot Rainbow, épimedium
OH! La belle orange!
Acer Orange Dream, coprosma
OH! La belle verte!
euphorbe characias, cornus mas, iris pseudacorus variegata, euphorbe
Une myriade d'étincelles vertes sur fond de nuit étoilée...
pittosporum Tom Thumb
... ce sont les jeunes pousses du pittosporum qui se la jouent vert amande.

Et enfin, je vous le disais bien que c'était presque le 14 juillet. La preuve?
Bleu  blanc  rouge!
Symphitum Hidcote Blue

Bon weekend au jardin!