vendredi 1 juillet 2016

UN MOIS DE JUIN QUI A FAIT "PSCHIT!"

Que s'est-il donc passé en ce mois de juin 2016? Et surtout: où est-il passé? 
Voilà déjà un mois que je n'ai rien publié, et pourtant le jardin n'a pas cessé de se transformer, les plantations de fleurir, les massifs de s'étendre.
Eh bien, justement: on ne peut pas être à la fois au jardin et devant l'ordi, d'où ma désertion. Certains d'entre vous, plus organisés ou moins "le nez au vent" y arrivent, mais moi j'ai du mal.
Alors faisons une petite mise à jour.
Les rosiers, bien sûr, comme chez tout le monde, même si tout le monde ne bénéficie pas de tailles répétées et inopportunes comme chez moi, grâce à mes amis les chevreuils. Les rescapés sont surtout ceux qui ont été plantés devant la maison, car au fond du jardin, aucun bouton de rose ne survit si je n'ai pas mis le rosier en cage.
Les vedettes du jardin de devant sont donc Annapurna
Héritage
Benjamin Britten, si lumineux que sa couleur est très difficile à rendre.
Le rosier de Beauport s'emmêle les tiges avec une matricaire venue toute seule lui tenir compagnie.
Dans le backyard le petit et très mignon pimpinellifolia m'a gratifiée de nombreuses églantines blanches qui vont donner des baies noires. Il est remontant et j'attends donc patiemment la suite. C'est un rosier qui dresse des tiges raides et peu ramifiées à 70 cm de haut, guère plus. Il drageonne pas mal, c'est ainsi qu'un ami a prélevé une bouture pour moi dans un jardin.
Jacques Cartier, que j'adore pour sa couleur, son port, son parfum, sa floribondité a eu droit au traitement de faveur: il est protégé par un grillage.
 Et pendant ce temps, au potager, le mildiou a eu raison des pommes de terre et m'a contrainte à une récolte avancée.
L'ail est récolté également, mais à maturité normale. C'était la première fois que je tentais une plantation d'ail, et je ne suis pas mécontente.
Les poireaux semés en serre ont été transplantés au jardin une première fois, en attendant qu'ils rejoignent leur emplacement définitif. J'étais un peu en retard, et je suppose qu'ils ne seront pas très, très gros, mais là aussi c'était un coup d'essai et je serai contente de manger mes poireaux produits de A à Z.
Un peu partout dans le potager, j'ai transplanté les betteraves rouges que j'avais également semées moi-même,  des choux romanesco (semis maison aussi), des courges Butternut et Jack Be Little (idem) et des courgettes (achetées au marché).
Les salades poussent et pomment. Les haricots s'étoffent. Les radis, comme souvent, n'ont pas été très réussis. Quant aux petits pois,  leurs sillons ont été abondamment grattés et remués par les chats. Je ne vous fais pas de  dessin, mais vous avez compris que pour manger des petits pois il faudra que je les achète au marché.
Et voilà! Des fleurs et des légumes, tout ce qui suffit au bonheur de la jardinière.


Bonne semaine au jardin!

jeudi 30 juin 2016

UN MASSIF JAPONISANT

Souvenez-vous, c'était il y a... longtemps!
Je vous montrais dans cet article l'endroit où nous avions supprimé une haie de lauriers-cerises, et vous faisais part de mon intention d'y installer un petit jardin de style "un peu japonais".
Un peu japonais en effet, car un véritable jardin japonais est assez complexe, répond à des règles précises et à une vision philosophique.
Le mien évoquera ces jardins-là par le choix des végétaux et la prédominace des feuillages sur les fleurs.
J'y ai déjà installé en vedette l'acer japonicum "Emerald Lace" offert par ma mère et qui attendait sagement dans son pot depuis un an.


Autour de lui ont pris place des hostas, des saxifrages,
Une tiarella,
Une tolmie, dite "la poule et ses poussins en raison de sa faculté de se reproduire en émettant de petites feuilles par-dessus les siennes propres, et que l'on peut détacher et repiquer.
Une fougère: athyrium niponicum "Metallica"
Un Hosta dont le nom s'est perdu dans mon déménagement
... Le même en plan large! Les limaces s'en étaient occupées, mais je me suis occupée des limaces et il a fait depuis plein de nouvelles feuilles.
J'ai créé une petite "rivière" de joubarbes et autres crassulacées, m'inspirant de ce que j'avais admiré dans un jardin visité.
Il y a encore beaucoup de travail, et le sol ingrat et dur à cet endroit me donne du mal, mais petit à petit ça avance et ça commence à ressembler à ce que je souhaitais. Un camellia "High Fragrance" a trouvé sa place en avant du massif, pour pouvoir mettre le nez dans ses fleurs parfumées au passage.
Beaucoup de monde attend toujours dans des pots!
J'ai installé également mon aeonium Schwarzkopf en pleine terre, au risque qu'il gèle en cas de coup de froid trop vif, mais il était devenu vraiment trop à l'étroit dans son pot et ne se développait plus.
Je l'ai entouré de graminées de diverses couleurs et divers ports, et j'ai installé en retrait, un peu plus à l'ombre, des fougères (blechnum "Volcano aux jeunes frondes rougeâtres et un athyrium otophorum "Okanum", nervures foncées et feuillage pâle et lumineux  ) et un autre érable japonais, nettement plus petit qu'Emerald Lace, mais très joli également: Little Princess.
Voilà où j'en suis. La suite de la réalisation dans quelques semaines... ou quelques mois, car en été la terre est dure, et puis il y a tant de choses à faire dans notre belle Bretagne!

Bonne semaine au jardin! 

mardi 24 mai 2016

ÉTONNEZ-MOI, BENOÎTES...

Le printemps est revenu nous rendre une petite visite ces jours-ci, et quand je dis "le printemps", on est plus proche de l'été. Ciel bleu, soleil, chaleur, jardinage en 
t-shirt. Tous les ingrédients des belles journées sont rassemblés.
Le festival des fleurs est bien lancé maintenant, et je vais vous présenter mes petites benoîtes, que j'aime tout particulièrement pour la beauté de leurs coloris et la longue durée de leur floraison.
Celle que voici est un peu à part: c'est la première que j'aie plantée au jardin et j'ignore son nom. Sa couleur éclatante m'avait plu sur les rayons de la jardinerie (moi qui d’ordinaire n'aime pas trop le rouge...) et je l'ai choisie alors que je ne savais même pas ce qu'est une benoîte. Elle a de longues tiges qui portent haut les fleurs au-dessus du feuillage, ce qui la distingue de ses sœurs.
Voici encore une inconnue. Peut-être la simple benoîte des ruisseaux?
Elle est nettement plus discrète que les autres, avec ses fleurs simples dont la couleur se cache timidement derrière les sépales. Ça ne l'empêche pas d'être toute mignonne.
Et maintenant, une vedette des catalogues de plantes: Maï- Taï. Ses grandes fleurs abondantes et sa couleur vive ne passent pas inaperçues. Elle forme une touffe dense d'où jaillissent des fleurs un peu froufroutantes couleur mangue.
Enfin, la dernière arrivée au jardin est Alabama Slammer. Très florifère également, elle se distingue de Maï Taï par un coloris plus jaune à l'épanouissement, se teintant d'orange et d'ocre à mesure que la fleur vieillit.
Allez, on change de genre et on laisse les vivaces pour s'intéresser à un arbuste: la viorne "Mariesii" est dans ses plus beaux atours en ce moment, et je ne cesse de la photographier sous toutes les coutures: 
Classiquement, de face:

De dos:

En contre-plongée:


 En association avec le brunnera Jack Frost 

Vue en plongée  style robe de mariée
 Au loin dans une trouée à travers bouleau et berberis
Ah! Ma jolie viorne, que je te trouve belle!








vendredi 20 mai 2016

POMMIERS ROSE ET BLANC

Voici un petit bout de temps que malgré la saison propice je ne parle pas beaucoup de mon jardin. La faute à deux weekends qui m'en ont tenue éloignée.
Le premier fut un weekend mère-filles à Paris, à l'occasion des 80 ans de ma mère. Pour l'occasion, ma sœur et moi l'avons fait courir dans tous les sens, de Montmartre au canal Saint Martin en passant par le Trocadero, et encore je ne vous dis pas tout.
Ces journées bien remplies furent suivies par un weekend de copains dans les gorges du Tarn et sur les Causses.

Durant  ces trois jours, je n'ai pas oublié d'admirer la flore locale, si différente de celle à laquelle je suis habituée, et qui m'a posé bien des colles pour l'identification.
J'ai bien reconnu l'anémone pulsatille, l'ornithogale, l'orchidée, l'érable de Montpellier et l'hellébore fétide,
mais qui sont ces belles inconnues? Si mes copinautes habituées des collines calcaires ont des idées....
Après ces jolies digressions, je suis revenue à mon jardin breton, dans lequel la floraison des pommiers avait explosé en mon absence. La chanson ne disait pas vrai: les cerisiers ne sont pas roses et les pommiers ne sont pas blancs; c'est exactement le contraire et les fleurs de pommier passent du rose vif de leurs boutons à un blanc nacré et nuancé de rose au cours de leur épanouissement.
Voici le verger presque dans son ensemble, vu de l'étage:
 D'un peu plus près...
Encore plus près...

Et pour finir en gros plan.

 Un verger en fleurs, c'est magnifique, mais en plus, c'est pour les gourmands une promesse de fruits délicieux. Je songe déjà au plaisir que nous aurons à nous régaler de nos pommes sans le moindre traitement. Tartes, compotes, gâteau yaourt aux pommes (qui est le morceau de bravoure de Patrick aux fourneaux) vont égayer nos goûters tout l'automne et tout l'hiver, sans oublier la dégustation des pommes crues. 
Pour un peu, j'aurais presque hâte d'être en septembre!
 BON WEEKEND AU JARDIN!