lundi 22 mai 2017

CARNET ROSE

Monsieur et Madame Libellule ont le plaisir de vous annoncer la naissance de leur fille. 
Elle est venue au monde le 20 mai 2017, entre onze heures quarante cinq et seize 
heures trente, à leur domicile: mare du Jardin Entre Terre et Mer.
Nous nous associons à leur bonheur!

 



 Et voilà! La belle est prête pour l'envol.
Les noms des libellules ont de quoi faire rêver: petite nymphe au corps de feu, agrion joli (à ne pas confondre avec l'agrion mignon), naïade aux yeux rouges...
Je pense avoir identifié un anax empereur femelle, en m'aidant de ce petit livret très didactique et abondamment illustré: 

Ce n'est pas si facile de repérer les détails infimes qui différencient parfois un insecte d'un autre!
BONNE SEMAINE AU JARDIN!

samedi 20 mai 2017

QUELQUES PHOTOS...

Après presque une semaine d'absence pour cause de visite à la famille, le travail au jardin m'accapare beaucoup et je ne prends guère le temps de rédiger des articles.
Aussi, pour ne pas perdre le fil, voici juste quelques photos car j'ai quand même pris le temps de me promener l'appareil à la main.
C'est parti pour un petit tour !
Voici un nouvel arrivé, acheté à la fête des jardins de la Roche Jagu: le rosier "Blue Eyes". J'en avais très envie, depuis que je l'avais admiré lors d'une visite de jardin.
Son bouton m'a un peu inquiétée: serait-il conforme? N'y aurait-il pas eu une erreur d'étiquetage?
 Heureusement, le plein épanouissement a prouvé que non.
Les arums sont éclatants de luminosité.
 Des iris et un ciste jouent sur les différents  tons de rose
Les anthémis blancs qui se faufilent dans le ciste apportent une note champêtre. 
Un rosier issu de bouture bénéficie (c'est tout récent) d'un tipi de bambou pour l'aider à se maintenir dressé. Du coup, ses fleurs peu visibles jusque là ont pris plus d'importance et je les trouve magnifiques.
Leur couleur très particulière n'est pas facile à rendre en photo, car c'est un rose vif aux reflets cuivrés.
Au bord de la mare, les iris des marais  choisis pour leur feuillage panaché de jaune éclairent la rive, tandis que derrière eux les nénuphars éclosent en grand nombre. Celui à fleurs roses a en ce moment huit fleurs ouvertes ensemble.
 Voici encore un nouveau venu: le Parrotia persica "Persian Spire", au port fastigié et au feuillage bordé de pourpre, venu tout droit de la fête des jardins de Tréveneuc. Il est installé au bord de la mare, car j'attends un bel effet de son reflet lorsque l'automne le fera flamboyer.
Bien sûr, il a eu droit au traitement de faveur des  chouchous de la jardinière: prison de grillage à poules pour dissuader les chevreuils de le goûter.
 A son pied, j'ai installé le géranium "Expresso qui se languissait en motte hors-sol (mais pieds dans l'eau de la mare) depuis déjà deux ans.
 Le céanothe panaché, aux fleurs bleu ciel, est particulièrement beau cette année.
 Voici celui que je considère comme l'archétype du parfum de rose ancienne: Jacques Cartier, aux roses si belles, si nombreuses, si remontantes...
 Les iris de Californie plantés depuis un an et demi montrent enfin leur valeur.
"Cap à l'Ouest"
 Et un sans nom, mais non sans beauté.
 Tant que nous sommes dans les iris, voici l'iris confusa acheté également à Tréveneuc. Sa  fleur toute petite est d'une grande délicatesse.
 Et je termine pour aujourd'hui avec un autre rosier ancien: Rosa rugosa "Dame Blanche", dont les fleurs ne durent guère plus d'un ou deux jours, mais sont en si grand nombre qu'elles sont toujours présentes. Et quel parfum! Il nous happe lorsque nous passons à proximité.

Comme tous les rugosa, il jouit d'une santé sans faille. Jamais de taches noires ni d'oïdium sur son beau feuillage gaufré.
La promenade vous a plu?
Je vous prépare quelque chose autour de la mare pour la prochaine fois.

Bon weekend au jardin!


dimanche 7 mai 2017

CLÉMATITE CRYSTAL FOUNTAIN

Je ne connais pas de grands succès avec ces plantes capricieuses que sont les clématites, mais j'ai le plaisir de vous présenter aujourd'hui celle qui embellit le devant de ma maison: Crystal Fountain. Je vous en ai déjà parlé, pour vous raconter comment elle a été ratiboisée à la tondeuse à gazon, à la suite de quoi elle a boudé pendant un an avant de revenir, plus belle que jamais.
Elle grimpe dans le squelette d'un escallonia que je me suis évertuée à faire crever à coup de tailles trop sévères. En effet, cet arbuste posé juste devant la fenêtre de la cuisine bloquait le regard et me rendait claustrophobe. Je l'ai donc sacrifié au profit d'une perspective agrandie sur le jardin, mais j'ai conservé les branches mortes.
A son pied, j'ai installé ma clématite, qui s'est lancée à l'escalade après le fameux épisode de tonte.
Année après année, elle s'est élevée dans les branches mortes en donnant des fleurs de plus en plus nombreuses.
 La voici arrivée au sommet!
Elle n'en finit pas d'ouvrir ses grosses fleurs à l'abondante houppe de stigmates. De verts ils vont virer au bleu mauve. Seul le cœur conservera un vert frais.
Il est assez difficile de rendre sa couleur en photos, car elles tirent sur le rouge, alors qu'en réalité elle est beaucoup plus bleue.
La floraison principale a lieu en ce moment, mais une remontée plus modeste a lieu en été. Elle est sous mes yeux en permanence, et après la période des fleurs ses graines font le régal des oiseaux, ce qui lui donne un nouvel attrait.
Ce n'est pas une clématite à grand développement et les pépiniéristes affirment qu'elle peut être cultivée en pot. Je pense cependant qu'une clématite a besoin pour bien se porter d'avoir de la profondeur pour ses racines, ce qui lui permet de résister à tout aléa climatique et de ne pas subir d'à-coups avec les arrosages .
Dans le jardin de derrière, une clématite blanche vient de se faire tondre au trois-quarts par mes copains les chevreuils. Le traitement lui sera-t-il aussi bénéfique? Affaire à suivre...

Bonne semaine au jardin!




mardi 2 mai 2017

PROMENADE DU SOIR

Si vous avez un jardin avec chat, vous n'aurez pas de mal à imaginer la scène:
C'est le soir. L'heure du repos bien mérité est arrivée et on se dit qu'il serait agréable de faire un dernier petit tour au jardin, sans outil, juste pour l'admirer.
Chez nous, cela débute par un appel: "Allez, les chats! On va se promener au jardin."
Alors, Surcouf et Charlie abandonnent leur occupation, qui consistait le plus souvent à ronfler sur le canapé, pour nous emboîter le pas et sortir avec nous.
Et  c'est parti pour la petite promenade rituelle.
Il y a des scènes à observer de près, comme la première floraison des nouveaux iris.
Un iris de Californie acheté l'an dernier à Andel et nommé "Cap à l'Ouest". Il apprécie  des hivers humides et des étés secs. Tout à fait le cas dans mon jardin!
Iris Giddy
 Celui-ci, j'ai déjà perdu son nom!
 Garnet slipers
 Il y a des scènes à admirer de loin, lorsque la perspective fait apparaître des associations qui se répondent bien.
Les chats ont leurs habitudes auxquelles ils ne dérogent jamais, comme boire dans la mare.
 Lorsque le niveau baisse en raison de la sécheresse, ça devient un peu acrobatique.
Depuis cette photo, il a plu à verse et la mare déborde, pour notre plus grande joie!
Ils ont un autre rituel, dont je ne vous montrerai pas la photo, qui se termine en grattant vigoureusement la terre, et qui me fait pester car cela s'effectue bien sûr dans les dernières plantations effectuées.
Je vais en revanche vous montrer comment je m'y prends pour empêcher les chevreuils de mutiler certaines plantes. Quelques tiges de berberis glissées parmi les branches d'hydrangea quercifolia les tiennent à distance.
J'ai adopté la même méthode pour protéger un choysia dont je m'étonnais qu'il ne produise aucune jeune pousse, un parrotia persica, un hydrangea dont les feuilles sorties durant le jour disparaissaient durant la nuit, etc...
Malheureusement, je ne peux  tout protéger de cette façon, et je me fais souvent "doubler" par les chevreuils.
Continuons la promenade.
Je m'amuse un peu avec les fleurs du pin mugo, qu'il suffit de secouer pour que leur pollen se répande alentour.

 Je trouve très mignonne cette scène du jardin blanc avec une centaurée "Clementeii", des stachys lanata, un eleagnus angustifolia "Quicksilver" et de l'aspérule odorante
et très réussie aussi cette association d'un corokia "frosted chocolate", d'une benoîte, et de l'érable japonais "Sengo Kaku".
Enfin, quand on n'est pas complètement absorbé par le travail des massifs, on découvre de bonnes surprises, comme la réapparition d'un begonia grandis, rustique au moins jusqu'à -15°, et que je n'avais plus vu depuis l'automne dernier. Je pensais qu'à défaut du froid, la sécheresse lui avait été fatal.
Réapparition plus étonnante encore des amsonias plantés en automne 2015 et jamais vus depuis. Jugez de mon étonnement en voyant des pousses vigoureuses surgir du sol!
Encore une bonne surprise: l'épimedium "Lilafee" porté disparu sans avoir eu le temps de fleurir qui tente une résurrection,un peu timide, certes. Il va falloir que je le bichonne!
Charlie la curieuse batifole sur le talus qui borde le jardin et se tâte: "Je grimpe... Je ne grimpe pas... Qu'y a-t-il là-haut?"

Ah! Que j'aime ces promenades du soir entièrement consacrées au plaisir d'admirer les plantes et d'observer les jeux des chats!

vendredi 28 avril 2017

AU POTAGER

J'ai un petit potager, destiné non pas à produire des quantités de légumes qu'il faudra stériliser ou congeler, mais à nous faire goûter de bons produits totalement naturels.
On y trouve au fil des saisons et des années des variétés diverses et changeantes, accompagnées quand même de quelques classiques dont on ne saurait se passer.
Les carottes jaunes y côtoient les artichauts, les radis noirs se faufilent entre les betteraves rouges, les salades font de la place aux poireaux, tout ce petit monde cohabite un peu au petit bonheur la chance, car je ne fais (j'entends les cris des super-organisés) aucun plan de jardin, aucune - ou presque - rotation de culture. En effet, difficile d'organiser la rotation lorsque les plants sont mélangés dans une même planche, un même sillon.
Alors, qu'y a-t-il en ce moment à voir au potager?
J'ai fait un semis de poireaux "Gros jaune du Poitou", car j'en avais fait l'an dernier et nous nous sommes beaucoup régalés avec. Je les trouve plus tendres et moins filandreux que par exemple les "Bleus de Solaise" et nous avons mangé les derniers cette semaine.
Lorsqu'ils auront la grosseur d'un crayon, ils seront mis en place définitivement.
D'un tout autre gabarit sont les rhubarbes!
Elles déploient leurs gigantesques feuilles pour le plus grand plaisir des amateurs de compote et de tartes que nous sommes.
J'ai déjà fait deux cueillettes très abondantes, à tel point que des barquettes de compote ont dû partir au congélateur.
J'adore l'odeur acidulée qu'elles dégagent dès la cueillette.
Et les pommes de terre? Je sais que certains attendent de leurs nouvelles avec curiosité, voire impatience.
J'ai planté deux variétés: Alienor, qui a germé plus rapidement, et Dolwen, qui est en train de rattraper le temps perdu. Elles ont toutes deux déjà bénéficié d'un buttage.
Outre la plantation en lignes, j'ai expérimenté celle en silo, ou "tour à pommes de terre".
Dans un espace entouré de grillage à poules et retenu par des tuteurs en bambou (merci à mon beau-frère qui est mon pourvoyeur), j'ai planté des tubercules. Dès qu'ils atteignent une vingtaine de centimètres de haut, au lieu de les butter je rajoute de la matière sur leur tête: feuilles mortes, vieux compost... Et elles grandissent là-dedans. Lorsqu'elles ont pris vingt nouveaux centimètres, je renouvelle l'opération, et ainsi de suite. Cette méthode est censée être plus productive sur une plus petite surface, les tubercules se développant tout au long des tiges. Réponse au moment de la récolte...
En attendant, je m'émerveille de voir les pousses poursuivre leur ascension et réclamer sans cesse l'apport de nouveau substrat.
Les salades à couper "radichetta", appelées aussi cressonnette du Maroc, ont belle allure...
Ne vous étonnez pas de voir les planches  de culture jonchées de tiges desséchées de fenouil. Elles ont pour but d'éloigner les chats et les empêcher de gratter. Ça marche plutôt bien.
Une fois encore, je ne vois rien venir dans la planche d'épinards. C'est décidé: à moins que quelqu'un m'explique comment on ne les rate pas, je renonce à faire des épinards. 
La véranda a pris des airs de jardinerie aux dires de Patrick. Les semis de tomates, piments, et courgettes y côtoient les potimarrons , les potirons "Bleu de Hongrie", ou "Vert de Hokkaïdo", les courges "Sucrine du Berry" ou "Butternut". 


10 avril
24 avril

10 avril
24 avril
Oui, nous sommes de grands amateurs de courges et nous assumons totalement. Rien que de penser aux délicieuses soupes, aux gratins parfumés, j'aurais presque hâte d'être déjà en automne!
Les carottes jaunes du Doubs que nous avions beaucoup appréciées l'an dernier ont été semées à nouveau cette année, et elles ont très bien levé. Ce sont des carottes traditionnellement utilisées comme fourrage, mais elles sont délicieuses, tendres et sucrées. J'ai commencé à les éclaircir, ou à les "démarier" comme disent certains.
Dans quelques jours nous sèmerons les haricots verts, dont nous raffolons également, mais il faut d'abord laisser à la météo le temps de s'améliorer. S'il n'y a pas eu de gel dans notre jardin, ça n'est pas passé très loin, et il y a même eu de la neige à Guingamp avant-hier! Alors, pas de précipitation.
Voilà une présentation presque exhaustive de ce qu'il y a en cours pour le potager. 
Et vous? Faites-vous un potager? Grand, petit? Quels sont vos grands classiques et vos incontournables en ce domaine?