mardi 15 août 2017

PENDANT QUE...

Le festival du chant de marin à Paimpol s'est achevé lundi aux premières heures et il est temps de reprendre contact avec mon jardin et de voir s'il ne s'est pas senti trop abandonné pendant ces trois jours de fête.
Comme ça change, un jardin, en trois jours!
Pendant que nous remontions le cours du temps
les rosa pimpinellifolia et les kniphofia faisaient leur remontée de floraison.
Pendant que nous reprenions des refrains de chants à virer
les hydrangéas et la viorne faisaient virer leurs coloris.
Pendant que les navires de toutes tailles envahissaient le port de Paimpol
une passagère clandestine au jardin blanc comptait ses dernières heures avant de se faire éjecter.
Rassurez-vous, rien de violent là-dedans. Elle sera soigneusement replantée dans un autre massif.
Pendant que nous dérivions dans les sables du Mali
la mare débordante d'eau de pluie s'installait dans la fraîcheur des éclosions de nymphéas.
Pendant que les bateaux s'associaient pour partager refrains et coups à boire
 les fleurs et les baies s'associaient pour partager leurs couleurs. (dianella et oenothère rose)

Allons, Michèle! Il est temps de reprendre contact avec la terre ferme et de profiter des beautés que ton jardin pas rancunier a préparées pour ton retour.
Les prochains airs que je vais siffloter tout en désherbant auront sans doute un parfum iodé.
Vivement 2019 et le prochain Festival du Chant de Marin!


samedi 5 août 2017

AVIS A LA POPULATION!

Guerlesquin est un charmant bourg des Monts d'Arrée, pas très loin de Morlaix ou de Plestin les Grèves. (En Bretagne, la mer n'est jamais loin)
Prison seigneuriale - Photo du Net
L'église - Photo du Net
Elle est labellisée "Petite Cité de Caractère" en raison de son architecture, mais elle nous intéresse, nous les jardiniers, pour les Journées des Plantes, qui vont s'y tenir les 2 et 3 septembre.
Vous trouverez la liste complète des exposants et des animations sur ce Programme.
J'ai relevé une conférence de Maurice Laurent sur les viornes, dont il est LE spécialiste, et surtout la présence de nombreuses et riches pépinières souvent spécialisées. 
Pas moins de 26 pépiniéristes et  8 entreprises d'activités autour du jardin nous y attendent.
Que ce soit "la Pivoine Bleue" (pivoines), la "Pépinière des Deux Caps" (hostas, heuchères...), "Sous un Arbre Perché" et ses étonnants saxifrages et hydrangéacées, les Iris de la Baie chez qui je prépare une belle commande, il y aura de quoi se régaler.
Je m'y rendrai dès le samedi matin, et si certain(e)s d'entre vous veulent en profiter pour organiser une rencontre, j'aurai grand plaisir à vous y retrouver.
Manifestez-vous par le biais des commentaires!

BON WEEKEND AU JARDIN!


jeudi 27 juillet 2017

VOUS RECONNAITREZ-VOUS?

Je vous offre une petite fantaisie aujourd'hui, car j'ai découvert sur le blog d'Annick une liste hilarante: celle établie par Larry Hodgson pour déterminer si oui ou non vous êtes un mordu du jardinage.
Je vous en fais part tout de suite:

Vous savez que vous êtes un accro du jardinage quand....
  1. Vous avez un désir fou d’arracher les mauvaises herbes dans les jardins des autres.
  2. Vous êtes ravi quand il pleut et considérez jour après jour de beau temps comme une calamité.
  3. Vos ongles sont sales tout l’été.
  4. Vous arrivez tôt pour être le premier dans la file lorsque le jardin botanique tient sa vente annuelle de plantes rares.
  5. Vous planifiez vos vacances autour de visites de jardin.
  6. Après une dure journée de travail, vous visitez votre jardin en arrivant à la maison avant de dire bonjour à votre conjoint.
  7. Les gens vous reconnaissent comme la personne qu’ils ont vue errer dans un jardin le matin, en pyjamas avec une tasse de café à la main.
  8. Il y a toujours des végétaux en pot pas encore mis en terre dans votre entrée.
  9. Vous avez plus de paires de gants de jardinage que de chaussettes.
  10. Vous insistez toujours pour que vos invités partent avec en main une bouture ou une division d’une de vos plantes préférées.
  11. Dans la salle de lavage, vos vêtements sont toujours plus sales que ceux de vos enfants.
  12. Vous volez les sacs de feuilles mortes que vos voisins mettent à la rue pour faire du compost et du paillis.
  13. Vous entendez quelqu’un parler de «la jardinière folle» et vous vous rendez compte qu’il parle de vous.
  14. Vous persistez à expliquer à votre conjoint que la terre n’est pas sale… et vous le croyez réellement.
  15. Chacun de vos projets de rénovation domiciliaire comprend davantage d’espace pour les plantes.
  16. Vous arrachez les mauvaises herbes quand vous vous sentez frustré ou anxieux… et quand vous avez terminé, vous êtes devenu totalement zen.
  17. Vous fouillez dans les vidanges des autres à la recherche de plantes qu’ils ont jetées.
  18. Supprimer les mauvaises herbes est votre principale forme d’exercice.
  19. Vous considérez les zones de rusticité comme un défi plutôt que comme une barrière.
  20. Vous avez plus de photos de votre jardin que de vos enfants.
  21. Tout ce qui se vend dans un marché aux puces pourrait servir dans votre jardin.
  22. Les gens vous demandent «comment ça va?» et vous leur répondez que vos courgettes sont infestées de chrysomèles.
  23. Vous cachez les plantes nouvellement achetées afin que votre conjoint ne sache pas que vous ayez encore dépensé sur les végétaux.
  24. Vous avez toujours des sacs en plastique et une pelle dans le coffre de votre voiture… pour les urgences!
  25. Votre famille organise à votre attention une intervention d’urgence avec un spécialiste en dépendances.
  26. Vous ramassez et écrasez sans hésitation les insectes indésirables entre votre pouce et votre index… et jouissez du craquement qui en résulte.
  27. À la jardinerie, le personnel met toutes les nouveautés dans un coin à votre attention.
  28. Votre budget pour le jardinage dépasse votre budget pour l’épicerie.
  29. Vous trouvez l’odeur du fumier de cheval réconfortant.
  30. Vous achetez une lampe frontale pour mieux jardiner la nuit.
  31. Bien que votre jardin soit totalement plein, vous revenez régulièrement à la maison avec de nouvelles plantes.
  32. Vous connaissez le nom botanique de chaque plante dans votre jardin, mais vous ne pouvez pas vous rappeler des noms de vos petits-enfants.
  33. Votre matériel de lecture préféré est le catalogue de semences.
  34. Votre balcon est tellement plein de plantes, il n’y a pas de place pour s’asseoir.
  35. Au restaurant, vous versez votre verre d’eau dans le bac à fleurs, car vous trouvez les plantes fanées.
  36. Vous taillez sélectivement quelques branches trop longues dans le jardin public, juste pour aider, bien sûr, et par accident certaines se retrouvent dans votre sac à main.
  37. Les voisins viennent toujours vous voir pour obtenir des conseils sur le jardinage.
  38. L’image satellite Google Earth de votre propriété montre une mini-jungle.
  39. Vous allez au centre de jardin local et vous ne trouvez aucune plante que vous n’avez pas déjà.
  40. Vous semez cinq fois plus de semis que votre espace de jardinage le permet.
  41. Vous donnez une plante en cadeau d’hôtesse plutôt qu’une bouteille de vin.
  42. Vous faites tout pour attirer des passants afin de les faire visiter votre jardin.
  43. Les outils de jardinage et les livres horticoles figurent en haut de votre liste de cadeaux de Noël.
  44. Vous déposez moins d’ordures à la rue que n’importe lequel de vos voisins, car chez vous pratiquement tout va dans le tas de compost ou est recyclé en pot ou décoration de jardin.
Personnellement, je me reconnais dans 35 des manies citées, avec quelques points forts:
Le 1, qui ne se limite pas au jardin des autres, mais aussi à la jardinerie ou au cimetière.
Le 3, car j'ai parfois le désir fou de vernir mes ongles, mais ça ne va jamais plus loin que la prochaine séance de désherbage.
Le 8: j'ai maintenant compris et admis que jamais je n'arriverai à me mettre à jour de tout ce que j'ai à planter.
Le 14: ben quoi? C'est pas vrai?
Le 19: mon installation en Bretagne m'a libérée de tous mes freins en ce qui concerne la rusticité des plantes, et le thermomètre à -5° ne me convainc pas qu'il gèle parfois ici aussi.
Le 22: j'ai honte parfois. Je me dis que les gens vont penser que je n'ai rien d'autre dans ma vie que mon jardin.
Le 23, mais chut!
Le 33, et je m'endors en le revoyant derrière mes paupières fermées.
Le 38 car lors d'un survol de mon jardin en petit avion de tourisme , je le cherchais vainement jusqu'à ce que je comprenne qu'il était SOUS tout ce vert que l'on voyait.

Et puis surtout le 7, dont témoigne cette photo prise dans un petit matin givré
Et vous? Vous vous reconnaissez certainement dans cette liste, mais quels sont vos points forts?

PS: Si vous voulez en savoir plus sur Larry Hodgson, c'est ICI

dimanche 23 juillet 2017

CA VA BIEN ENSEMBLE

Voici une toute petite présentation d'associations qui me plaisent au jardin.
Du tonique tout d'abord, avec des knautias pourpres mêlés à des onagres (ou oenothères) roses. Ce sont des fleurs dont le bon caractère est un plaisir pour la jardinière. Floribondité, durée de floraison, bonne volonté à s'étendre dans les massifs. Elles sont sans souci et n'apportent que des satisfactions.
Dynamique également est le ménage à trois sans heurt que mène l'hydrangéa Vanille Fraise avec le dahlia "Rebecca's World"  et des agapanthes bleues.
Le dahlia a passé l'hiver en terre et je ne pensais pas le revoir car il a fait jusqu'à -7° cet hiver, mais le revoici plus beau que jamais. Moi qui avais toujours du mal à conduire la culture de ces plantes, j'ai compris le message: "Fiche-moi la paix et laisse-moi me débrouiller tout seul!".
Pas de problème, Monsieur le dahlia! Voilà le genre de demande qu'il ne faut pas me répéter deux fois!
 Virginal maintenant: le lavatère et l'achillée ptarmica rivalisent de blancheur. 
La scène se déroule au jardin blanc, of course!
Et je termine avec l'agastache "Blue Boa" accompagnée d'un kniphofia et d'une graminée bleue aux noms perdus en route.
Le kniphofia était censé être "Mango Popsicle", mais visiblement ce n'est pas ça.
Un peu de couleur, en ces jours de pluie (bienvenue malgré tout), ça fait du bien.

BONNE SEMAINE AU JARDIN!

mercredi 12 juillet 2017

LA TOUR A POMMES DE TERRE

Rappelez-vous, c'était ICI, je vous parlais de cette mode de cultiver les pommes de terre dans un silo qui s'élevait au fur et à mesure que les plants croissaient et dont la production devait être proportionnelle à la hauteur atteinte.
Vous sentez le ton ironique?
J'ai démonté hier la première des deux tours à patates que j'avais édifiées et je vous en livre le résultat, brut de décoffrage, c'est le cas de le dire.
Un jardinier-maraîcher émérite, Luc Bienvenu des jardins de Rocambole, m'avait répondu ainsi alors que je le questionnais sur l'intérêt de cette méthode : "Si ça vous amuse de récolter 50 kg de patates dans 1 m²..."
Et comment que ça m'aurait amusée!!!!!
Mais dans le silo démonté, qui ressemblait à ça:
 J'ai récolté ça:
De belles pommes de terre, un peu plus grosses et  abondantes que sur les pieds cultivés de manière traditionnelle, mais j'estime à environ 30% le gain en poids. Pas plus.
Ce sont des Aliénor, par ailleurs excellentes pommes de terre à la chair très fine et fondante.
J'ai mis au jour également un crapaud qui avait trouvé là le gîte et peut-être le couvert.
Et la matière récupérée dans le silo est allée recouvrir les espaces de terre nue du potager.
Et voilà!
Fin de l'histoire des silos à patates.
Enfin, presque, car un deuxième silo contenant des "Dolwen" est encore en végétation. Je vous parlerai de la récolte seulement si ça vaut le coup.


BONNE SEMAINE AU JARDIN!

mardi 4 juillet 2017

PETITES PLUMES

L'histoire retiendra du 7 juillet 2017 que c'est le jour où les petites hirondelles ont pris leur envol depuis le nid accroché sous le rebord de mon toit.
Heureusement, notre reporter était sur place et nous a fait parvenir ces images.
 Cette petite bouille n'est-elle pas adorable?
En exclusivité, voici la vidéo de la Courageuse et la Timorée
video
Bon vent, les petites! 
Que votre route croise beaucoup d'insectes et peu de pesticides!

samedi 17 juin 2017

PELE-MELE ECOSSAIS

Avant que mon voyage en Ecosse ne soit devenu de l'histoire ancienne, je vous présente mes coups de cœur. Pas de compte-rendu détaillé jardin par jardin, car j'ai peur que ce soit un peu fastidieux tant pour le lecteur que pour la rédactrice, et puis je n'ai pas beaucoup de temps à passer sur l'ordinateur en ce moment. 
Le jardin m'appelle de toutes ses forces et réclame des soins et de l'attention. 
Alors ce sera les mains dans la terre plutôt que sur le clavier.

N'hésitez pas à  cliquer sur les photos pour les voir en grand!

Que reste-t-il dans mes souvenirs de ce beau voyage dans une région si attachante?
De beaux, très beaux jardins traités de manière naturelle, en imitant la nature.
 Les sous-bois sont encore fleuris de rhododendrons et d'azalées, même si ça tire un peu à sa fin.
Ruisseaux et cascades abondent, déjà présents sur le terrain ou créés par les propriétaires pour rappeler les paysages des Highlands.
Les arbres sont souvent impressionnants par leur taille et l'âge qu'on leur devine.
Je veux absolument citer notre guide, Tom, qui s'est mis en quatre pour nous satisfaire. Port de la tenue traditionnelle complète (kilt, chaussettes, sporran), chant à la gloire du Loch Lomond, déclamation de poésies de Robert Burns, airs joués à la cornemuse. Adorable de gentillesse et nanti de ce délicieux humour britannique pince-sans-rire et très second degré, il nous a ravis! Sur cette photo vous pouvez le voir déambuler parmi les immenses séquoias.
Dans les parcs publics comme dans les jardins privés les serres sont présentes, abritant des espèces fragiles ou permettant aux fruits d'arriver à maturité.
 Cerises, pêches, nectarines, raisins, figues... Que de régals en perspective!
Le temps écossais, qui n'était pas sans nous rappeler le temps breton, ne nous a pas découragés et n'a pas gâché le plaisir des découvertes.
 Et puis, Edimbourg reste une ville fantastique, que ce soit sous la pluie ou le soleil.
 Qui était contente d'avoir prévu ses petites bottines de pluie?
C'était la pleine floraison des meconopsis betonicifolia, omniprésents!
 Une petite incursion dans les Highlands nous a mis l'eau à la bouche. 
 

"Repose-toi et soit reconnaissant". 
Tel est le nom du col que nous franchissons.










Le sens du beau en Grande Bretagne est parfois ... insolite!

Humour britannique?
L'affichette annonce des travaux de sélection et de méthodes de lutte contre les limaces, et parmi les plants d'hostas de l'expérience, vous pouvez voir celui nommé "Invincible". No comment!
Les fleurs ne sont pas le seul charme des jardins. Parfois la faune réserve des joies inattendues.
Grosses bébêtes réelles...
 ou suggérées.
Ben quoi? Vous n'aimez pas mon humour?
Un éléphant est caché dans la photo suivante. Les fans d'un certain petit sorcier comprendront.
Un peu de culture ne faisant pas de mal, il faut citer la merveilleuse Scottish National  Gallery à Edimbourg et ses chefs-d'oeuvre. 
Ce pasteur patinant, plongé dans sa méditation est tout simplement fascinant.
"La Querelle d'Obéron et Titania" fourmille de détails à observer de près et longuement. Malheureusement son pendant, "La Réconciliation", n'était pas visible ce jour-là.
La bouille effrontée de ce gamin m'a touchée.
Mes photos ne sont pas des plus réussies et vous aurez un meilleur aperçu des splendeurs que contient la galerie ICI. Le temps m'était un peu compté, mais j'aurais pu y passer des heures. C'était d'ailleurs ma troisième visite à ce musée exceptionnel.

Enfin, que serait la Grande-Bretagne sans ses salons de thé et leur offre alléchante de délicieux goûters?
Oui, je l'avoue, lorsque sonne l'heure du thé il n'y a plus de taux de cholestérol qui tienne! 
Comment des gens capables de si extraordinaires gâteaux peuvent-ils rater aussi lamentablement la cuisson des carottes?

Sur ces paroles que je vous laisse méditer s'achève mon reportage écossais en forme de pêle-mêle.
Je suis enchantée de mon séjour et ne rêve déjà que d'y retourner.


BON WEEKEND AU JARDIN!